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Agencement magasin alimentaire : les 3 étapes clés

Rédigé par Cécile | Aug 22, 2024, 8:21:14 AM

Agencer un magasin alimentaire se fait en trois étapes : aménager le linéaire pour rendre l’offre lisible, hiérarchiser les produits dans l’espace de vente, puis activer l’achat avec la PLV et le mobilier. La méthode vaut pour une épicerie de 80 m² comme pour un supermarché : seule l’échelle change.

Ce que recouvre l’agencement d’un commerce alimentaire

L’agencement désigne l’organisation physique de la surface de vente : découpage des univers, sens de circulation, mobilier, éclairage, signalétique. Le merchandising intervient ensuite, sur la valorisation des produits une fois l’espace posé. Les deux se travaillent ensemble, dans cet ordre.

Trois profils se posent la question. Le commerçant qui ouvre ou rénove une épicerie, une supérette ou un magasin bio, et qui raisonne d’abord surface et mobilier. Le responsable de rayon en grande distribution alimentaire, qui travaille à surface constante et doit arbitrer entre familles de produits. La marque, enfin, qui veut exister dans un point de vente dont elle ne maîtrise ni le plan ni le mobilier.

Les trois étapes qui suivent se déroulent dans le même ordre dans les trois cas : rendre l’offre lisible, hiérarchiser ce qui doit être vu, activer l’achat. Attaquer la troisième avant la première donne un magasin décoré mais illisible.

Étape 1 : aménager le linéaire pour rendre l’offre lisible

Un client qui ne comprend pas la logique du rayon en trois secondes passe son chemin. Tout part donc de la lisibilité de l’offre, avant toute décoration.

Habiller les rayons

L’habillage rassemble les matériaux, les couleurs et l’éclairage qui donnent son identité au rayon. Du bois clair et un éclairage chaud sur une gamme bio, des couleurs vives sur un rayon enfants : le traitement visuel annonce la promesse avant même que le client lise une étiquette. Le choix se raisonne par univers, pas magasin par magasin.


@Crédit photo : Districom Sales & Marketing 

 

Segmenter l’offre

Segmenter, c’est regrouper les produits selon la logique du client, pas selon celle du fournisseur : par usage, par moment de consommation, par régime alimentaire. Un espace bio regroupé se lit mieux que des références bio dispersées dans six rayons. En grande surface, la même question se pose à l’échelle du linéaire entier, comme le détaille notre article sur le merchandising linéaire en grande distribution.

@Crédit photo : Districom Sales & Marketing 

 

Baliser les univers

Le balisage guide le client sans vendeur : panneaux suspendus, réglettes de rayon, stop-rayon, marquage au sol. Trois règles tiennent la route. Une information par support. Une hauteur de lecture cohérente d’un univers à l’autre. Un vocabulaire client, jamais un code interne. Les mentions nutritionnelles et les allergènes se traitent à part, sur l’étiquette produit, pas sur la signalétique d’univers.

 

@Crédit photo : Districom Sales & Marketing

 

L’erreur classique : multiplier les supports de balisage jusqu’à saturer le champ de vision. Passé quatre messages simultanés dans une allée, plus aucun n’est lu.

Étape 2 : hiérarchiser les produits dans l’espace de vente

Une fois l’espace lisible, tous les emplacements ne se valent plus. Hiérarchiser consiste à décider quels produits occupent les zones vues et quels produits se contentent du reste.

Valoriser les promotions et les nouveautés

Têtes de gondole, îlots, présentoirs de marque : ces emplacements captent l’achat non prévu, à condition de rester lisibles et de tourner. Un présentoir laissé six semaines en place devient un meuble, plus une promotion. La construction de ces plans de mise en avant est traitée dans notre article sur le plan de merchandising.


@Crédit photo : Districom Sales & Marketing

 

Faire ressortir un produit en rayon

Trois paramètres décident de la visibilité : la hauteur, la largeur occupée et l’éclairage. La zone entre la taille et les yeux reste la plus vue, la zone basse la moins regardée. Élargir la présence d’une référence se fait au détriment d’une autre, ce qui renvoie à l’arbitrage d’assortiment : voir comment rationaliser ses assortiments en GMS.

@Crédit photo : Districom Sales & Marketing

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Soigner les étals de produits frais

Le frais donne le niveau de qualité perçue de tout le magasin. Bacs bois et brumisation sur les fruits et légumes, éclairage neutre sur la crémerie, réassort en journée plutôt qu’en fin de service : un étal dégarni à 17 h coûte plus cher en image qu’en ventes manquées. Les contraintes d’hygiène et de chaîne du froid priment sur toute considération esthétique.

 

@Crédit photo : Districom Sales & Marketing

 

L’erreur classique : réserver les meilleurs emplacements aux marques qui les financent, sans vérifier qu’elles correspondent à la clientèle du magasin. Le rayon se vide moins vite qu’il ne rapporte.

Étape 3 : activer l’achat avec la PLV et le mobilier

Les deux premières étapes organisent. La troisième déclenche : c’est la couche de matériel qui transforme un rayon lisible en rayon qui vend.

Choisir les supports de PLV

Stop-rayon, kakemono, sur-tablette, habillage intégral, bannière, box de comptoir : le choix dépend de la durée d’exposition prévue, du format du linéaire et des règles de l’enseigne. Un support prévu pour trois jours posé pour trois mois se dégrade et abîme l’image de la marque. La pose elle-même conditionne le résultat, comme l’explique notre article sur l’implantation de PLV en rayon.

 

@Crédit photo : Districom Sales & Marketing

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Ajouter de l’interactif quand le rayon s’y prête

Borne de jeu, écran de démonstration, dégustation : ces dispositifs fonctionnent sur des rayons à forte fréquentation et à décision lente, beaucoup moins sur des achats de réassort. Deux conditions pratiques sont souvent oubliées au moment du brief : une alimentation électrique disponible à l’emplacement visé, et quelqu’un dans le magasin qui rallume l’écran chaque matin.

Faire concevoir un mobilier adapté

Gondole, tête de gondole, corner, habillage de linéaire, meuble réfrigéré, zone de caisse : le mobilier d’un magasin alimentaire se choisit famille de produits par famille de produits. Frais, ultra-frais, épicerie, conserve, boucherie, marée, surgelé : chacune impose ses matériaux, sa température et ses contraintes de nettoyage. Un équipement standard convient à l’épicerie sèche ; le reste se conçoit sur mesure ou s’achète auprès d’un spécialiste du mobilier alimentaire.

L’erreur classique : commander le mobilier avant d’avoir figé le plan de circulation. Le meuble arrive, il ne rentre pas, et c’est le parcours client qui s’adapte au meuble.

Les erreurs à éviter dans un agencement de magasin alimentaire

  • Décorer avant de segmenter. Un rayon beau mais illisible perd plus de ventes qu’un rayon neutre et clair.
  • Copier le plan d’un autre magasin. La surface, le flux d’entrée et la clientèle ne se transposent pas d’un point de vente à l’autre.
  • Empiler les messages promotionnels. Au-delà de quatre supports visibles simultanément, l’allée devient illisible.
  • Traiter le frais comme le sec. Hygiène, chaîne du froid et réassort imposent leurs propres règles, avant toute recherche esthétique.
  • Figer l’agencement une fois pour toutes. Saisonnalité, nouveautés et rotations obligent à revoir les zones chaudes plusieurs fois par an.
  • Ne rien mesurer. Sans relevé avant et après, aucune décision d’agencement ne peut être arbitrée autrement qu’à l’intuition.

 

Ce qu’il faut retenir

Un agencement de magasin alimentaire se construit dans l’ordre : lisibilité de l’offre, hiérarchie des produits, activation par la PLV et le mobilier. Chaque étape suppose la précédente, et chacune se mesure.

Vous souhaitez reprendre l’agencement de votre magasin alimentaire ? Les équipes de Districom Sales & Marketing accompagnent les enseignes et les marques sur le merchandising en point de vente, du plan de rayon à la pose en magasin.

Questions Fréquentes sur l'agencement en magasin alimentaire